marcel barang

Festival Cabrel – 2

In English, French, Reading matters on 18/01/2011 at 9:05 pm

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Décidément, il était plus que temps que je découvre cet enchanteur de presque chez moi et presque contemporain. Je veux dire Francis Cabrel, natif d’Agen, 57 ans, dont je ne savais rien hier. Comme quoi la chanson française, c’est pas de la gnognote quand ça se donne la peine de faire dans la nuance, même si ça puise ses sources chez Bob, Leonard et Jacques, tous des bougnouls de race comme j’aime, pas vous ?
La chanson qui suit est un petit chef d’œuvre d’émotion et de vérité humaine comme il y en a trop peu. Et, à youtube.com/watch?v=DQx6KyFZ9B0, l’orchestration est tout simplement parfaite.

La robe et l’échelle – Francis Cabrel – 2008

The dress and the ladder

T’avais mis ta robe légère
Moi l’échelle contre un cerisier
T’as voulu monter la première
Et après

You’d put your light dress on
And I the ladder against the cherry tree
You decided to climb it first
And then

Y’a tant de façons, de manières
De dire les choses sans parler
Et comme tu savais bien le faire
Tu l’as fait

There are so many ways and means
Of telling things without a word
And you knew well how to do it
So you did

Un sourire, une main tendue
Et par le jeu des transparences
Ces fruits dans les plis du tissu
Qui balance

A smile, a hand proffered
And through the interplay of transparence
Those fruits in the fold of the fabric
That swings

Il ne s’agissait pas de monter bien haut
Mais les pieds sur les premiers barreaux
J’ai senti glisser le manteau
De l’enfance

It wasn’t a matter of making it to the top
But with my feet on the first rungs
I felt the coat of childhood
Slip off

On n’a rien gravé dans le marbre
Mais j’avoue souvent y penser
Chaque fois que j’entends qu’un arbre
Est tombé

Nothing was carved in marble
But I admit I often think about it
Every time I hear of a tree
Being axed

Un arbre c’est vite fendu
Le bois quelqu’un a dû le vendre
S’il savait le mal que j’ai eu
À descendre

A tree takes no time to chop
Its wood someone must have sold
If only he knew the trouble I had
Climbing down

D’ailleurs en suis-je descendu
De tout ces jeux de transparence
Ces fruits dans les plis des tissus
Qui balancent

But then did I really climb down
From all those transparence games
Those fruits in the folds of fabric
That swing

J’ai trouvé d’autres choses à faire
Et d’autres sourires à croiser
Mais une aussi belle lumière
Jamais

I found other things to do
And other smiles to go by
But a light as fine
Never

À la vitesse où le temps passe
Le miracle est que rien n’efface l’essentiel
Tout s’envole en ombre légère
Tout sauf ce bout de fièvre et de miel

Given the speed at which time flies
It’s a miracle nothing wipes out the basics
Everything vanishes in light shadow
Everything but this bit of fever and honey

Tout s’est envolé dans l’espace
Le sourire, la robe, l’arbre et l’échelle
À la vitesse où le temps passe
Rien, rien n’efface l’essentiel

Everything’s vanished into space
Smile, dress, tree and ladder
Given the speed at which time flies
Nothing but nothing wipes out the basics

J’ai trouvé d’autres choses à faire
Et d’autres sourires à croiser
Mais une si belle lumière
Jamais

I found other things to do
And other smiles to go by
But a light as sublime
Never

Et voila que du sol où nous sommes
Nous passons nos vies de mortels
A chercher ces portes qui donnent
Vers le ciel

And here we are on the ground
Spending our mortal lives
In search of those doors that open
Onto the sky

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