marcel barang

Déluge

In French on 22/08/2009 at 8:33 pm

 

Le toit du ciel fuit, disent les Thaïs. Dans mon Ariège natale, on dit plutôt qu’il pleut comme vache qui pisse. Fip devient inaudible. Avec la pluie, la nuit. C’est le moment d’arrêter les hostilités avec Ploï et Khun Prém, lequel n’en finit pas de confier à sa femme à quel point il aime, admire, respecte et est prêt à donner sa vie pour son souverain du moment. J’en suis à la page 714 et m’aperçois, un peu éberlué, que j’ai ce jour abattu dix-huit pages, brut de décoffrage, et néanmoins balayé les entours, fait la lessive, torché quelques courriels, et œuvré pour la bonne cause, en l’occurrence corrigé les dernières pages de Gavroche, l’ineffable mensuel des francophones de par ici, qui m’a distrait ces trois ou quatre derniers jours, en sus du pensum pour le Bangkok Post. Que personne ne bouge ! Sauf que le site thaifiction.com n’a pas avancé d’un poil dans la main de mes à présent deux sbires experts en charabia électronique (Pop et Ben) depuis hier matin.

Et moi qui méditais d’aller dîner et faire emplette à Foodland après le premier Colin (le fameux pastis de Marseille qu’à Marseille personne ne connaît ni ne boit), eh bien les trombes qui persistent m’invitent plutôt à des spaghettis vite fait sur le gaz.

Je m’enfuirai ensuite à Anopopei comme toutes les nuits depuis bientôt une semaine, à revivre les affres de la Seconde Guerre mondiale vus par Norman Mailer, que je lis à petite vitesse pour faire durer le plaisir, tout aussi intense que quand j’avais quatorze ou seize ans et dévorais ce tome en français dans le texte. Les Nus et les Morts. The Naked and the Dead. Un des grands romans du siècle dernier.

Et je songe à mes rébarbatives récentes lectures en thaï où des apprentis romanciers ne sont pas foutus de faire vivre sur la page deux ou trois personnages, quand Mailer, lui, nous en offre treize à la douzaine pour commencer qui sont comme des potes qu’on a toujours connus ! Si beau que soit le diapré de la phrase, si elle n’est qu’exercice de style, autant aller se rhabiller.

Et à propos de fringues, un T-shirt s’impose : il pleut toujours et il fait frais, dans les 28 sous abri. Et il commence à faire faim.

PS : Changement de programme : Voici que survient en retour la version, corrigée par mon éditrice anglophone favorite, du premier chapitre de Lap Lae – Kaeng Khoi que je dois soumettre au Bangkok Post et dont j’ai donné un bout ici. Alors, après les spaghettis j’irai voir l’étendue des dégâts…

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