marcel barang

AmbFrance Bangkok : délit de fuite

In French on 02/07/2009 at 10:45 pm

 

booksMerde alors ! Je n’imaginais pas que je commencerais un blog par une délation : Laurent Bili, le plus sympathique ambassadeur de Navarre en Thaïlande que j’aie vu passer en trente ans de présence ici, est parti sans tambour ni trombone l’autre nuit, pour paraît-il devenir directeur de cabinet du ministère français de la Culture Défense, où son thaï lui sera sans doute très utile, ainsi que son goût pour la littérature. Son signalement a été transmis aux autorités locales compétentes, qui ont l’habitude des déménageurs à la cloche de bois.

C’est grâce à son initiative que le ministere de la Défense Culture a fait l’an dernier du grand écrivain thaï Saneh Sangsuk un Chevalier des Arts et des Lettres, le seul à ce jour dans l’Histoire.

Ce qui me l’a rendu sympathique, c’est aussi sa décontraction lors de ce dîner à la résidence où j’avais cornaqué Saneh et Chart (Korbjitti) – Win Lyovarin était là aussi. Sur la terrasse au bord du fleuve, Monsieur l’Ambassadeur discutait avec moi juché sur un bras du fauteuil de sa femme, dont il entourait les épaules d’un bras. Etonnant, non ?

Peut-être est-ce la même décontraction qui lui a fait tourner la page siamoise et jeter le livre ?

  1. Great !
    Je suis bien contente de vous voir en blog, vous.
    Et je me souviens de votre compte-rendu de cette soirée au bord du fleuve.
    Le prochain? on sait jamais, tenez-nous au courant

  2. Laurent Bili a rafraîchi par son enthousiasme cette belle résidence de France qui, faute de caractère, manque autant d’âme que de chaleur.

    Avoir passé 4 ans (2 avant, 2 pendant) à apprendre le thaï – qu’il parlait fort bien d’ailleurs, son élocution pendant la soirée d’ouverture de La Fête devant 1000 personnes fut remarquée car, chose rare, aucun Thaïlandais ne s’esclaffa de compassion, à moins que la présence de la princesse Sirindhorn y eut été pour quelque chose… – pour finalement répondre à l’invitation de son camarade de promo à la Défense, cela valait-il autant d’efforts? Quant aux relations qu’il aura tissées pendant ces deux ans, peut-être serviront-elles à vendre quelques… Mirages ? La soirée de départ que M. Bili organisa pour son départ justement, fut aussi improvisée qu’émouvante. De dîner il ne fut question que de cocktails dînatoires aux petits fours fadasses – le vin était de la même trempe, mais quelques fonds de bouteilles de whisky et cognac à vider avant l’arrivée du prochain locataire firent passer la pilule – et d’un petit discours de circonstance.

    Sa sortie aussi, dans le hall de réception, bagage en mains, sous les applaudissements et les bises des Monica locales, fut remarquée – un avion l’attendait. Il ne manquait plus que la larme à l’oeil, qui a quand même failli couler quand une chanteuse américaine est venue – surprise de sa femme Sabine qui a eu la permission de rester dans la baraque jusque la mi-juillet ? – entamer un “Unforgettable” des plus poignants. La morale de tout ça, finalement, c’est qu’on est restés sur notre faim !

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